Mardi 29 août 2006
Le Mont Saint-Michel, aperçu depuis le Bec d’Andenne.
Pas cessé de virer à droite, à gauche depuis plus d’un mois :
Moulins, Bruxelles, Verdun, Saint-Malo, Granville et les îles Chausey…
Quelques jours seulement à chaque destination et beaucoup de route…
Pas le temps de « bloguer », et ce n’est pas fini…
Vendredi, ça repart :
Moulins, puis de nouveau Saint Malo, puis
Fez (Maroc) pour continuer les travaux dans notre « maison bleue »…
Le retour ne se fera que fin octobre. D'ici là, peu d'articles, sans doute...
Ce matin en Lorraine, l’air a changé…
A la maison, la chaudière s’est remise en route toute seule.
On est entré en automne…
par François publié dans : quotidien
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Mardi 18 juillet 2006

Moulay Ali (hameau proche de Thrar Souk, montagnes du Rif), 7 heures du matin.

Au dehors, la chaleur est déjà là, fidèle au poste.
Encore quelques heures et elle montera en flèche.
Avec Ali, je m’apprête pour une longue promenade dans les environs.
Dans le salon, où il fait toujours frais, le plateau du petit déjeuner est encore recouvert d’une fine étamine pour le protéger de la poussière qui est partout.
Ce sera huile d’olive, dans laquelle on commence par tremper le pain fait à la maison, pour "ouvrir la route", puis café au lait et pain beurré, quelques olives et de la confiture de figues.
Nous démarrons notre marche vers 8 heures, reviendrons à midi, en plein cagnard.

*
Pour lire l'article précédent (Ali au puits), cliquer ici.

par François publié dans : Fez
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Lundi 17 juillet 2006

Environs de Thrar Souk (montagnes du Rif, Maroc).

Le puits de la maison est installé à l’écart, afin que son eau reste pure.
Les branches mêlées d’un olivier, d’un figuier et d’une vigne y apportent ombrage et fraîcheur.

*
*  *

L’esprit de l’humain dépend étroitement de l’endroit où il vit et de ce qu’il y voit.
Habitué à de grands espaces naturels, il aura l’esprit large, ouvert et l’Autre y sera une curiosité, un apporteur de nouvelles que l’on sera toujours prêt à écouter.
Enserré dans les rues de nos villes, son esprit se ratatine et devient aussi borné que le paysage qui l’environne: étroit, fermé, empli de certitudes, sec et sans élévation.
L’Autre y est perçu comme un intrus empiétant sur l’espace réduit dont chacun dispose.
Aujourd’hui en France, plus de 80% de la population vit en ville.

*
Pour lire l'article précédent (Père et fils), cliquer ici.

par François publié dans : Fez
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Dimanche 16 juillet 2006
Moulay Ali, montagnes du Rif (Maroc)…
L’admiration de l’un pour l’autre.
La tendresse de l’autre pour l’un.
Aussi touchantes et absolues l’une que l’autre.
La récolte a été bonne et la paille hachée, entassée depuis la veille en meules régulières très allongées, recouvertes d’un grillage « à lapin » à larges mailles maintenu en place, bien tendu, par des baguettes de roseau auxquelles pendent de lourdes pierres.
C’est le temps du repos; le temps consacré aux petits, à leur parler, leur apprendre l’eau, la terre à laquelle il faut veiller parce que c’est ainsi si l’on veut qu’elle donne.
La vie, quoi…
*
*  *
A l'âge du gamin, j’étais impatient de découvrir le monde sauvage.
Je n’avais pas encore compris que le monde sauvage n’existait déjà plus que dans les contes pour enfants. Eux à qui un gazon de pavillon de banlieue peut paraître sauvage par absence de référence…
Il m’a fallu longtemps, pour sortir de cette enfance-là et sa sortie fut redoutable: un vrai drame car je découvris alors que le vieux cerisier du jardin avait désormais perdu son immortalité; que la campanule pourrait un jour disparaître par manque de valeur marchande; que le chevreuil ne survivrait que dans des parcs, élevages en plein air où le chasseur pourrait se rendre de temps à autre pour tenter d’y établir un équilibre que l’on continuerait à prétendre naturel.
*
Pour lire l'article précédent (Chambre), cliquer ici.
par François publié dans : Fez
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Samedi 15 juillet 2006
Un carnet aux pages couvertes d’une écriture fine, serrée comme « l’écriture du prisonnier », bien lisible cependant : une invite à la lecture d’un mystère improbable.
Un livre sur les plantes du Maroc, pas encore ouvert.
Un téléphone portable fermé.
Un lit tout simple, drap, oreiller, matelas sur un sommier de planches jointes.
Murs de plâtre doucement rosé.
Au plafond de lambourdes de cèdre peint en vert pend une simple ampoule.
Chaleur du dehors à l'heure de la sieste, palpable dans l’humidité des draps, atténuée par les claustras de roseau pendus aux fenêtres.
Lumière faible sur décor minimaliste.
*
*  *
Se souvenir:
« Quelle heure il est, Rachid? »
Il regarde son poignet, où il n’y a pas de montre et répond:
« La peau moins les os. »
*
Pour lire l'article précédent (Calligraphie), cliquer ici.
par François publié dans : Fez
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A visiter...

Toutes photos by Aceras, sauf mention contraire.

Les photos ne sont pas libres de droits.

 

Je n’ai rien contre le fait qu’on me les emprunte…

Merci toutefois de m’en demander l’autorisation au préalable.

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