Vézelay : l’un des superbes chapiteaux de la basilique de la Madeleine. Celui-ci représente le désespoir et la luxure. Une véritable caricature comme savaient en construire les sculpteurs du XIIème siècle : un démon grimaçant, figurant le désespoir, se perce le flanc avec un glaive.
Son rictus me ferait bien penser à quelqu'un, mais toute référence à des hommes politiques actuels risque aujourd’hui d’être punie.
Il est donc suggéré de comparer ce démon au Romain Catilina (108-62 av J-C), qui ne risque plus de venir se plaindre...
C'est de lui que Salluste disait (in « Conjuration de Catilina V ») : « Lucius Sergius Catilina, issu d'une famille noble, avait une grande vigueur intellectuelle et physique, mais une âme mauvaise et dépravée. Dès son adolescence, il se sentit porté vers les guerres intestines, les meurtres, les rapines, la discorde entre les citoyens ; et ce furent les exercices de sa jeunesse. Un corps capable de supporter la faim et le froid, l'insomnie à un degré inimaginable. Une âme audacieuse, fourbe, diverse, sachant tout simuler et tout dissimuler ; avide du bien d'autrui, prodigue du sien ; ardent dans ses passions ; assez d'éloquence, de sagesse peu. Son esprit insatiable aspirait sans cesse au démesuré, à l'incroyable, à l'excessif. »
C’est à lui aussi que Cicéron s’adressait en ces termes : « Quousque tandem abutere, Catilina, patentia nostra ? » (« Jusques à quand, Catilina, abuseras-tu de notre patience ? »)


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