Les ruelles de la Médina de Fez sont un véritable dédale où il fait bon se perdre. Errer au hasard.
Il y en a, paraît-il, près de 10.000...! De quoi s’occuper un moment…
En levant les yeux, on voit -avec effroi parfois- un autre dédale: l'entrelacs des poutrelles (du provisoire devenu permanent) qui aident à se tenir les unes aux autres les maisons de la vieille ville, lasse, au bord de l’abandon dans certains quartiers.
Les chats, eux, aiment bien.
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par François
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Je sais… ça ne se fait pas de regarder chez les gens…
Mais là, j’étais tranquillement sur la terrasse, goûtant tout à la fois un dernier verre de Guerrouane (On peut aussi l’utiliser pour décaper les meubles. C’est avantageux.) et la -relative- fraîcheur du soir.
Il avait fait lourd et chaud toute la journée et de gros orages avaient éclaté dans la soirée.
Les éclairs rebondissaient encore sur les montagnes qui entourent Fez.
Malgré la nuit tombée, le ciel avait gardé un peu de la couleur de sable foncé qu’il prend là-bas les jours de tempête.
Cette télé en marche, juste de l’autre côté du Talaâ Kbira ( Littéralement, « la Grande montée », la ruelle principale de la Médina), unique tache de couleur dans un monde devenu ocre noir, me narguait le coin de l’œil depuis un bon moment…
Je n’ai pas résisté.
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par François
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Pour la venue du pape à Fez à l’occasion du Festival des musiques sacrées, les modistes de la Médina sortent leur nouvelle collection de mitres...
Je suis de retour après quelques semaines marocaines où je n’ai guère eu le temps et l'occasion de « surfer »…
Pour ceux qui suivent l’histoire, il y a eu des infiltrations d’eau dans la « Maison bleue » lors des grosses pluies de cet hiver… Une urgence découverte en arrivant: refaire l’étanchéité de la terrasse.
Organiser des travaux en France, c’est la Croix et la bannière.
Au Maroc, c’est le Croissant et l’oriflamme…
Demander des devis (déjà, trouver un artisan qui sache ce que c’est…), négocier les prix, les délais, la qualité des matériaux, les modes de paiement… un vrai parcours du combattant.
Il faut encore obtenir les autorisations de travaux et avoir la visite d'un technicien de la Préfecture:
Tout cela a finalement pu être bouclé, les travaux ont débuté samedi et se termineront d’ici trois semaines, Inch Allah…
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par François
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Famille des Iridacées.
Je me souviens d’une gravure qui figurait sur le livre d’histoire de France de mon enfance: le roi Philippe-Auguste (1165-1223) y caracolait sur son cheval d’apparat couvert d’un drap bleu orné de fleurs de Lis (ou de Lys) dorées.
A mieux y regarder, ces ornements ressemblent fort peu à de fleurs de Lis, même stylisées…
Alors ?
Les « designers » du Moyen-Âge étaient-ils si maladroits…?
Que nenni ! aurait répondu l’Auguste Philippe…
C’est tout simplement que ce ne sont pas des fleurs de Lys…
Rappelons-nous donc nos leçons d’histoire: il existait, sous l’ancien régime, une loi dite « salique », surtout célèbre aujourd'hui par ses articles interdisant aux femmes d’hériter la terre de leurs ascendants ou époux.
Cette loi s’appelait ainsi car c’était celle des Francs Saliens, dont descendaient les rois de France.
Cette tribu franque était originaire des rives de l’Ijssel, l’un des bras du delta du Rhin, région de marécages où la plante la plus majestueuse que l’on puisse trouver est… notre Iris des marais.
Quoi de plus normal, dès lors, que les chefs de cette tribu en aient fait leur emblème et l’aient transmis à leurs descendants?
Mais par quelle magie cette fleur d’Iris est-elle devenue « de Lys »…?
C’est le père de Philippe-Auguste, Louis VII (1120-1180), roi de France de 1137 à 1180 qui en a la réponse…
Il prit part à la deuxième croisade, prêchée par l’illuminé et fanatique Saint Bernard (non… pas celui qui se balade avec un petit tonneau de rhum sous le cou…!)
L’un des soucis des chevaliers de cette époque était de se reconnaître sous l’armure, dans la mêlée des combats: il est toujours préférable de savoir à qui appartient la tête que l’on est en train de marteler à coups de masse d’arme…
Louis VII, se souvenant sans doute de l’emblème de ses ancêtres Francs, le reprit ainsi à son compte et l’on parla dès lors de… la « Fleur de Louys » qui devint, par déformation, « Fleur de Lys »…
Une autre histoire, un peu différente, fait remonter l'emblème à Clovis, roi des Francs de 481 à 511...
On peut la lire en cliquant ici: Fleur de Lys.
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par François
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Flore de Meuse
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Pas beaucoup de temps en ce moment pour bloguer…
Du coup, je ne vais que rarement visiter les sites que j’aime (que l'on me pardonne!), et je ne mets pas à jour le mien aussi régulièrement qu’il le faudrait…
Pas sérieux, tout ça…
Voici donc, en vrac, quelques gueules qui nous observent; semblent parfois nous juger avec mépris, nous tirer la langue et tenir des messes basses auxquelles nous n’avons pas accès…
Par ordre d’apparition à l’écran: la Sauge des prés (Salvia pratensis, de la famille des Labiées), le Mélampyre des champs (Melampyrum arvense, de la famille des Scrophulariacées), la Platanthère des montagnes (Platanthera chlorantha, de la famille des Orchidées) et une variété horticole d’Ancolie (Aquilegia ssp, de la famille des Renonculacées).
Dans une petite semaine (le 7 juin), je pars pour trois semaines dans notre maison de
Fez (
Maroc), histoire d’y programmer des travaux…
Je pense pouvoir mettre à jour mon blog de temps à autre (il y a un cyber café proche de Derb Ben Salem), mais peut-être pas quotidiennement…
Evidemment, ce ne sera plus momentanément la Flore de Meuse, mais des photos de Fez... ;)))
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par François
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Flore de Meuse
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