Ténéré

Entre Aïr et Ténéré s'étend ce que les gens d'ici appellent la "Bordure".


Là, les sables du désert viennent mourir en vagues contre les flancs noirs des montagnes.


Changement de couleurs au fil des heures: sable blanc se teintant de jaune, virant à l'ocre après le miracle de la pluie alors que -magie- naît un kori (oued); mystère du soleil couchant... Et puis plus tard, la visite du vieil Attwa venu à notre campement pour le thé du soir; ses mains énormes; sa façon de boire le thé en se cachant le visage sous son litham; ses chants psalmodiés, poésies et récits épiques; la chasse à "l'éridel" (protèle) à laquelle il promet de m'emmener; ses dictons: "Le Ténéré fait de l'homme un bagage cousu: il faut le porter et on ne peut plus rien en tirer"...