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en passant par notre bonne vieille France et d'autres pays d'Europe ou d'Afrique (ça viendra);
Une flore de la région de la Meuse et une petite flore du Sahara qui grandiront au fur et à mesure;
Où que vous soyez,
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Hameau près de Tahar Souk, montagnes du Rif (Maroc.)
Les pentes du Jebel sont raides, où poussent les figuiers.
Il faut marcher près de trois heures pour atteindre ce verger, de l’autre côté de l’oued Ouerrha, que la grand-mère avait reçu en dot il y a déjà bien longtemps.
C’est là qu’elles sont les meilleures car la pente offre les fruits au soleil du sud-ouest, alors que déjà il décline et a un peu perdu de sa hargne calorifère : elles mûrissent tout doucement, sans violence. Presque sans s’en rendre compte.
Les bghelles (mules) reviennent chargées comme des… mules, et les hommes fourbus d’une journée de Ramadan passée en pleine lumière sans boire et sans manger. Au retour au coucher du jour, les premières comme les seconds s’abreuvent à grands coups de museau pour les unes, à grandes lampées goulues pour les autres, avec le même bruit d’assoiffés.
Ici, la récolte est toujours tardive par rapport aux riches plaines de Taounate.
Avant le repos, il faut encore prestement étaler les fruits sur des claies de roseaux récoltés le long de l’oued, afin qu’elles sèchent et se conservent.
Elles y écrivent leur écriture de figues, en camaïeux du vert au gris brun, sans oublier les jaunes et le violet ; y racontent les histoires incroyables qu’elles ont apprises aux flancs de la montagne.
Toutes photos by Aceras, sauf mention contraire.
Les photos ne sont pas libres de droits.
Je n’ai rien contre le fait qu’on me les emprunte…
Merci toutefois de m’en demander l’autorisation au préalable.
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