Mardi 13 décembre 2005

Course de dromadaires à Kerboubou...

L'arrivée et le sprint final des deux premiers... Ils ont galopé près de 20 kilomètres sous la chaleur moite de septembre. Le meilleur des chevaux se serait écroulé raide-mort à mi distance.

Poussière humide; odeur de suint et d'écume; halètement des bêtes épuisées, au bord de l'asphyxie; cris d'encouragement des méharistes; "youyous" des femmes à leur passage; claquement des cravaches en feuilles de palmier doum; martèlement des pieds las sur le sol...

Je ne saurai jamais qui a gagné: l'arrivée était de l'autre côté d'une dune, derrière moi.

par François publié dans : Niger: Kerboubou
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Mardi 13 décembre 2005

A Kerboubou, on bat le tobol et sonne la trompe pour annoncer les différentes phases de la fête: discours et palabres, course de dromadaires, défilés, tendé...

par François publié dans : Niger: Kerboubou
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Mardi 6 décembre 2005

Le tendé c’est, à l’origine, ce tambourin fait d’un mortier taillé dans un tronc d’arbre, de deux pilons servant à écraser le mil, et d’une peau tendue par-dessus. On humidifie la peau de temps à autre pour en tirer des sons différents.

C’est l’instrument dont jouent les femmes du désert. Par extension c’est, lors de la "fête au village", une cérémonie de chants féminins, un rite de cohésion du groupe.

Les hommes arrivent de loin quand ils entendent battre le tendé. Ils font courir leurs dromadaires autour des femmes assemblées, resserrent le cercle de plus en plus jusqu’à frôler le dos de leurs compagnes, puis arrêtent leurs montures, la tête tournée vers le centre.

Le groupe forme alors un véritable amphithéâtre qui amplifie les voix aiguës des femmes, le son grave du tendé : un œuf avec, au milieu, les femmes de la tribu généralement accompagnées des enfants et, à l’extérieur, comme une coquille protectrice, les redoutables guerriers touareg et leurs méharis.

C’est l’ehen et l’essuf réunis... Ehen désignant à la fois la femme, la tente et l’Intérieur rassurant ; essuf désignant le "Grand Extérieur" hostile, le désert, la solitude, l’ennemi…

Les femmes "appartiennent" à l’ehen, les hommes à l’essuf…
par François publié dans : Niger: Kerboubou
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Lundi 5 décembre 2005

Jeune de la banlieue d'Agadez... au guidon de sa "mob" du désert.

par François publié dans : Niger: Kerboubou
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Lundi 5 décembre 2005

A Kerboubou, le tobol (tambour) des Kel’Ferouâne. Le tambour sacré des Touareg ne doit jamais, dit-on, toucher le sol. Il servait jadis à rassembler la tribu en cas d’attaque ennemie.

Et puis ce joli poème en Tamasheq (la langue des Touareg), écrit en Tifinagh (l’alphabet dans lequel s’écrit le Tamasheq):

 

La transcription, sans voyelles, donne ceci :

MWL

Tnt nk

Rdbtd tbl

Ydhn

Yhr ydkl nk

Tknt wn ybdn

Plus clair avec voyelles?:

AMAOUAL

Tanat enek

Redebbeted attebel

Idehan

Ighar idoukal enek

Tekount ouan ibaden

Et une fois traduit :

SENTINELLE

Ta résolution

Fait résonner en cadence tobol

Sables fins

Assèchent tes paumes

Etonnement des plaines blanches.

 

Pas mal, n’est-ce pas ?

Le poème est tiré de ce site dédié à la culture des Touareg :

http://acybersahara.cybersahara.com/bleuir.html

par François publié dans : Niger: Kerboubou
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A visiter...

Toutes photos by Aceras, sauf mention contraire.

Les photos ne sont pas libres de droits.

 

Je n’ai rien contre le fait qu’on me les emprunte…

Merci toutefois de m’en demander l’autorisation au préalable.

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