
El Araïch...
Les amateurs de littérature française connaissent sans doute ce port marocain: un lieu de pélerinage pour certains, un lieu à ignorer pour d'autres.
Qui peut me dire pourquoi, de tête et sans tricher… ?
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en passant par notre bonne vieille France et d'autres pays d'Europe ou d'Afrique (ça viendra);
Une flore de la région de la Meuse et une petite flore du Sahara qui grandiront au fur et à mesure;
Où que vous soyez,
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El Araïch...
Les amateurs de littérature française connaissent sans doute ce port marocain: un lieu de pélerinage pour certains, un lieu à ignorer pour d'autres.
Qui peut me dire pourquoi, de tête et sans tricher… ?

Hameau près de Tahar Souk, montagnes du Rif (Maroc.)
Les pentes du Jebel sont raides, où poussent les figuiers.
Il faut marcher près de trois heures pour atteindre ce verger, de l’autre côté de l’oued Ouerrha, que la grand-mère avait reçu en dot il y a déjà bien longtemps.
C’est là qu’elles sont les meilleures car la pente offre les fruits au soleil du sud-ouest, alors que déjà il décline et a un peu perdu de sa hargne calorifère : elles mûrissent tout doucement, sans violence. Presque sans s’en rendre compte.
Les bghelles (mules) reviennent chargées comme des… mules, et les hommes fourbus d’une journée de Ramadan passée en pleine lumière sans boire et sans manger. Au retour au coucher du jour, les premières comme les seconds s’abreuvent à grands coups de museau pour les unes, à grandes lampées goulues pour les autres, avec le même bruit d’assoiffés.
Ici, la récolte est toujours tardive par rapport aux riches plaines de Taounate.
Avant le repos, il faut encore prestement étaler les fruits sur des claies de roseaux récoltés le long de l’oued, afin qu’elles sèchent et se conservent.
Elles y écrivent leur écriture de figues, en camaïeux du vert au gris brun, sans oublier les jaunes et le violet ; y racontent les histoires incroyables qu’elles ont apprises aux flancs de la montagne.

Hameau à proximité de Tahar Souk, montagnes du Rif, dans l'intimité d'une vieille ferme.
Loin des grandes villes... économie de subsistance : ici, tout est fait maison et avec les récoltes de la ferme. Sauf le thé et le café. Mais le lait qui est dedans vient de l’une des deux vaches de la famille.
Petits gâteaux divers, pain tout chaud du four, crêpes, omelette, miel, huile d’olive pressée sur place, beurre baratté par la femme d’Ali.
La télé fonctionne sur des batteries alimentées par un panneau solaire; l'eau vient d'une source à 1 kilomètre, où l'on va la chercher avec la mule.
La maison sera raccordée aux réseaux d'eau et d'électricité début 2007: une révolution attendue avec impatience!
Article entièrement disparu, sans explications...!

Au sommet du Tizi n’Tazazert (2300 m.), un col du Jebel Sarhro en principe réservé aux 4X4.
Notre camionnette a eu bien du mal à arriver jusque là : piste pierreuse, étroite, bordée de précipices.
On passe tant bien que mal, au centimètre près, une roue au bord du vide et la carrosserie frôlant le rocher… En équilibre…
Tout là-haut, une petite maison de pierres ; un homme, deux femmes et un enfant y tiennent une minuscule échoppe, refuge, restaurant accessoirement… Ils n’ont vu personne depuis des jours.
Le froid est vif, l’accueil chaleureux, le thé réconfortant après les émotions de la piste, les regards malicieux dès qu’il s’agit de causer affaires…
Tout autre chose:
Je viens d’apprendre que mon pote Gaëtan, dit le "Marcheur-Fou-du-Désert" a aussi un blog sur OB…
Et dire que je l’ignorais… ! Quelle surprise !
*
Pour lire l'article précédent, cliquer ici.
Toutes photos by Aceras, sauf mention contraire.
Les photos ne sont pas libres de droits.
Je n’ai rien contre le fait qu’on me les emprunte…
Merci toutefois de m’en demander l’autorisation au préalable.
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